L'entretien - N°123

Séchoirs à tabac
La légitimité du matériau bois dans le contexte rural n’est pas nouvelle. En France, alors que la culture du tabac était à son apogée aux alentours des années 50, les séchoirs à tabac ponctuaient le paysage agricole du sud-ouest. Majoritairement construits en bois par des charpentiers locaux, ils étaient généralement composés d’un systèmes de poteaux-poutres et de fermes. Hauts de huit mètres sous faîtage, ils étaient pour la plupart larges de six mètres et comportaient des travées de trois à quatre mètres, courtes portées dues au poids du tabac frais à supporter. Composés de deux travées au minimum, ils étaient extensibles à souhait dans le sens de la longueur. La grande hauteur favorisait une circulation verticale de l’air et permettait de pendre plusieurs étages de feuilles. L’étroitesse des constructions permettait quant à elle de maximiser l’exposition des tiges aux deux façades longitudinales, munies de dispositifs de ventilation. On trouvait des volets verticaux à ouverture latérale, mais surtout des bandes verticales ou horizontales de volets sur pivots horizontaux, qui permettaient de moduler le renouvellement d’air selon la météo extérieure.L’enveloppe était souvent réalisée en bardage de bois à joint debout, recouvert d’une couche de goudron ou d’huile de vidange pour garantir l'étanchéité de l’ensemble, ce qui donnait à ces constructions une couleur sombre aujourd’hui caractéristique.
Séchoir à tabac à Albi © MathieuMD Wikimedia Commons CC BY-SA 4.0

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