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Dossier réalisé par Anne-Sophie GOUYEN |
Tout le monde semble s’accorder sur le fait que la réhabilitation des bâtiments existants s’impose comme une priorité.
Pourtant, si la rénovation représente 62 % des déclarations de travaux à la MAF, les chiffres s’inversent en termes de montant de travaux : seulement 38 % (Archigraphie 2024-2026). Deux initiatives récentes plaident pour un changement de paradigme : en France, la pétition lancée par Hugo Franck, président du Syndicat de l’Architecture, vise à inscrire la réhabilitation dans la loi de 1977 sur l’architecture, pour affirmer son rôle central dans la pratique architecturale. Menée de front à l’échelle européenne, la campagne House Europe appelle à une transformation du secteur du bâtiment pour aligner rénovation et performance environnementale.
Dans ce contexte, l’usage des matériaux bio et géosourcés ne doit plus être réservé aux projets emblématiques, ni aux bâtiments neufs. Et leur massification est un enjeu clé pour pérenniser leur usage : optimisation des capacités de production, capacité de stockage et d’approvisionnement local, ancrage territorial... Pourtant, malgré une demande croissante, la structuration des fabricants reste fragile, comme en témoignent les récentes fermetures de Cycle Terre, ou encore du Centre National de la Construction Paille.
Pour œuvrer dans le bon sens, il est nécessaire de continuer à former et accompagner les équipes de maîtrise d’œuvre et d’ouvrage et de diffuser des retours d’expériences. Ce guide propose donc des clés concrètes pour intégrer les matériaux bio et géosourcés dans les projets de réhabilitation, sans concessions sur leur qualité, ou celle de leur mise en œuvre.