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Article paru dans Séquences Bois n°149 Materia, le contenant du contenu Les 40 finalistes du materia award n’ont pas bénéficié, comme le TerraFibra award qui l’a précédé, de l’avantageux espace d’exposition du Pavillon de l’Arsenal. À cause de travaux de rénovation, l’exposition s’est tenue dans le tiers lieu Césure, au sein de l’ex-campus Censier du 5e arrondissement, dans une grande boîte de 1 000 m2 qui servait précédemment de bibliothèque. Ce lieu un peu fruste a sans doute poussé les organisateurs vers une scénographie simplifiée, qui facilite une itinérance. |
Selon Dominique Gauzin-Müller, co-commissaire de l’exposition : «c’est un travail d’équipe, et il est important de le dire, car la collaboration a été très fluide et joyeusement efficace ! Nous avions régulièrement des réunions, en visio ou en présentiel, pendant lesquelles chacun a été écouté. Il faut citer le Pavillon de l’Arsenal, amàco, les Grands Ateliers, les Compagnons du Devoir et du Tour de France, et l’atelier Santos Lemarchand, chargé du graphisme du livre et de l’exposition. Sans oublier Materra-Matang qui s’est chargé de la scénographie ». L’exposition fonctionnait sur la base de cimaises disposées en quinconce dans l’axe, à espacement régulier, occupant toute la largueur en incluant des maquettes à grande échelle d’une partie des ouvrages. Chaque ligne de cimaises et de maquettes était consacrée à un thème : au fond, le bambou, puis chanvre et chaume, paille, adobe et bauge, torchis et terre allégée, pisé, BTC, et trois premières rangées consacrées à la pierre. Tout devant, deux séries de tables basses : l’une avec des échantillons de matériaux (pierre, terre, fibres), l’autre avec les outils associés.
Les cimaises conçues et fabriquées par Materra-Matang pour l’occasion portent bien sa griffe. Stabilisées par des poutres en chêne de 15 x 15 cm, les panneaux en contreplaqué de peuplier de récupération, qui ont servi directement de support d’impression, sont stabilisés par une structure en bois et soutenues par des piètements en bois brûlé. Selon la coordinatrice Louise Lemoine des Grands Ateliers, le démontage de l’exposition de la Césure a été facile. Les textes bilingues, y compris dans le catalogue, contribuent à lancer une exposition dont l’itinérance mondiale aura, par son contenu et sa forme, un bilan carbone largement positif. Les cimaises seront à Bruxelles dans quelques mois. De fait, il existe trois niveaux de mobilité : le PDF des panneaux imprimé sur papier, les cimaises (stockées au Pavillon de l’Arsenal) et les maquettes (aux Grands Ateliers). Des panneaux imprimés sont déjà exposés à Pékin et à Valence avant Le Mans, Bordeaux... et tous les autres espaces qui voudront l’accueillir. En attendant, un ouvrage magnifiquement édité retrace les projets finalistes et décrit les modes constructifs et les matériaux qui les accompagnent, agrémenté de photographies de chantier, d’axonométries constructives, en français et en anglais.
Éditions du Pavillon de l’Arsenal, mars 2025, 248 pages, 35 €
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