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Article paru dans Séquences Bois n°149 Les ravages du cyclone ont rappelé au monde les conditions de vie très dégradées des Mahorais. Ils ont aussi souligné les spécificités foncières de l’archipel : révélatrices de l’héritage culturel et des enjeux géopolitiques de l’île, elles rendent inaptes des outils hexagonaux et freinent les projets de (re)construction. |
Des bidonvilles (40 % de l’habitat), des réseaux déficients (30 % de la population n’a pas l’eau courante), une insuffisance extrême des équipements publics (40 % des écoles pratiquent un système de rotation : la moitié des élèves suivent les cours uniquement le matin et l’autre l’après-midi), un trafic infernal (au point que les Mahorais commencent souvent leurs journées à 4 h pour tenter d’échapper aux interminables bouchons)... En décembre dernier, le cyclone Chido qui frappait Mayotte mettait en évidence aux yeux du monde les immenses difficultés de l’archipel. Ces maux ont pour partie une origine commune : la question foncière. Ou plutôt « les » problèmes fonciers, relève Sylvain Grisot dans son ouvrage Réparer Mayotte. (...)
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