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Article paru dans Séquences Bois n°149 « Actuellement, à cause de la “K2” (une horrible machine capable de tailler une charpente entière), le charpentier moderne ne connaît plus que l’ordinateur. Heureusement, quelques irréductibles charpentiers des bois, connaissent encore le savoir ancestral du piquage. Cette technique leur ouvre les possibilités d’utiliser du bois d’arbre non formaté, mal équarri, ou à la hache, tordus, cintrés... »1 |
Dans un monde de la construction largement industrialisé, certaines pratiques artisanales perdurent, en contrepoint silencieux à la standardisa- tion. Parmi elles, le piquage, technique ancestrale de traçage en charpente, révèle un savoir-faire autant technique que sen- sible. J’ai eu la chance de découvrir ce procédé lors d’un stage auprès de l’atelier CopeauXcabanA, où tout commence en forêt. Les charpentiers ne sélectionnent pas seulement des bois droits et calibrés, mais aussi des troncs parfois courbes, fourchus, souvent exclus des circuits industriels2. C’est une démarche qui implique une conception inversée : dès l’abattage, le charpentier imagine déjà les assemblages futurs, les contraintes, les points d’appui. Il ne s’agit pas de plier la matière à la volonté du projet, mais d’adapter sa conception à l’arbre. (...)
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